Vers 18h30, la porte de Henry's Bar s'ouvrit brusquement. Ronald DeFeo Jr entra en trombe et cria de façon hystérique : "Vous devez m'aider ! Je crois que mes parents ont été tués !". Six hommes le suivirent dans une camionnette tandis que Ronald fonçait vers la maison à toute vitesse dans sa propre voiture, ignorant leurs avertissements de ralentir. Arrivé sur les lieux, Ronald courut vers la porte d'entrée. L'un des hommes lui cria de faire attention car quelqu'un pourrait encore se trouver à l'intérieur. Le jeune homme répondit : "Ca m'est égal !".
L'intérieur de la maison était calme, le seul bruit environnant était l'aboiement du chien, Shaggy, attaché à l'extérieur parce qu'il n'était pas encore propre. Les hommes se ruèrent à l'étage vers la chambre des adultes, une odeur de mort lourde dans l'air ambiant. En allumant la lumière, ils stoppèrent net devant le massacre sur le lit reflété dans le miroir en face. Ronald DeFeo Sr gisait sur le ventre, une blessure par balle visible dans le dos. Sa femme, Louise, était partiellement recouverte d'une couverture orange, ses blessures cachées au regard.
Bobby, une connaissance de la famille, faillit s'évanouir devant le spectacle sanglant et l'un de ses amis le conduisit en bas. Les autres continuèrent leur exploration macabre, découvrant ensuite la chambre des enfants. Deux petits garçons, John et Marc, respectivement 9 et 12 ans, gisaient dans leur lit, ayant chacun une blessure mortelle dans le dos. Dans la chambre suivante se trouvait le corps d'Allison, 13 ans, dans la même position que ses petits frères. Et enfin, au deuxième étage, gisait Dawn, 18 ans.
L'un des hommes a placé un coup de fil au 911 dont la retranscription est totalement surréaliste. Il tente d'expliquer qu'il se trouve dans une maison où des meurtres ont eu lieu et tout ce que l'opérateur cherche à savoir, c'est son nom et prénom et s'il y a des blessés sur place... L'appel paraît très long et lorsqu'on lui passe enfin un policier, celui-ci répète les mêmes questions que son collègue. L'on peut supposer qu'il y avait peut-être une connexion lamentable ou alors la police tente de se protéger comme ils peuvent contre les mauvaises blagues. Quoi qu'il en soit, on a l'impression d'halluciner en lisant la transcription.
Il a été fait grand cas de deux choses concernant le crime, donnant lieu à des spéculations d'ordre surnaturel. La première est que malgré les six coups de feu tirés avec un fusil puissant, personne aux alentours de la maison ne semble les avoir entendu et le chien n'aurait pas aboyé non plus. De mauvaises langues prétendent que connaissant bien la famille DeFeo, les habitants auraient tout simplement ignoré le vacarme en poussant un soupir de soulagement collectif...
La deuxième chose concerne la position des victimes. Elles ont toutes été retrouvées en position ventrale, ce qui laisse supposer qu'au moins l'une des victimes était réveillée au moment de son meurtre ou a été déplacée. Ceci est basé sur la découverte d'une chaussure ensanglantée et sur une autre chose, bien plus étrange encore.
Lors du visionnage de négatifs des photos prises sur le lieu du crime, Ric Osuna (auteur du livre non traduit "The Night the DeFeos died") découvrit ce qu'il pensait être un septième corps. Suite à une inspection détaillée et des questions posées autour de lui, Osuna découvrit que ce septième corps était en fait celui de Dawn, la s½ur directe de Ronald. Un journaliste rapporta à l'auteur que le lendemain du crime, il aurait vu les policiers transporter un grand sac poubelle noir dans la maison mais qu'il n'en savait pas plus. Alors, bien sûr, on se pose des questions. Dans quel but l'un des corps aurait-il été déplacé ? Et pourquoi celui de Dawn ?
Une hypothèse évidente saute aux yeux : le corps de Dawn avait été vu par les hommes le soir-même du crime, dans sa propre chambre. Et là, il se retrouvait au sous-sol. Ronald y avait sa chambre. Le jeune homme n'était pas du tout apprécié dans la petite communauté et il aurait été plus pratique pour tout le monde qu'il se retrouve seul inculpé pour les six meurtres. Pourtant, nul besoin de déplacer le corps pour cela.